luni, 21.02.2011, ora 18:00
la Libraria Librarium, Eroilor 15 – intalnirea cu publicul
lectura incrucisata franceza/romana citite de autoare si de Valentina Gidea
marti, 22.02.2011, ora 14:00
la Facultatea de Litere – intalnire cu profesorii si studentii
lecturi incrucisate si discutii deschise cu publicul
Rachel HAUSFATER est née près de Paris en 1955, d’une famille juive originaire de Bacău et Iaşi. Son enfance est marquée par la guerre et la Shoah— vécue par sa famille, un drame qui hante la mémoire familiale et qui se retrouve dans ses livres. Après une adolescence tourmentée et tumultueuse, elle mène une jeunesse aventureuse et voyageuse, vivant de divers métiers dans divers pays (États-Unis, Israël, Allemagne). Professeure d’anglais en Seine-Saint-Denis, mère de trois enfants qu’elle adore, elle réussit à publier une vingtaine de livres pour la jeunesse. Elle aime rire et écrit des livres tristes. Elle a reçu le Prix Enfantaisie en 2000 et le Prix Goya découverte en 2003.
« Mes livres ont tous pour héros un enfant ou adolescent seul et plus ou moins malheureux, habité d’une passion ou d’une force intérieure, qui va l’aider à progresser, à se trouver et se réaliser, à survivre, vivre. La shoah revient dans beaucoup de mes livres, explicitement ou implicitement. La musique est aussi très présente, ainsi que l’amour amoureux ou entre parents et enfants, et également le mal-être adolescent. »
Rachel HAUSFATER s-a născut în apropierea Parisului în 1955, într-o familie de evrei originari din Bacău şi Iaşi. Copilăria sa este marcată de război şi de Holocaust – trăit de apropiaţii săi, o dramă care a marcat memoira familială şi care se regăseşte în cărţile sale. După o adolescenţă tumultoasă, a avut o tinereţe plină de aventuri şi călătorii, câştigându-şi existenţa din diverse meserii în diverse ţări (Statele Unite, Israel, Germania). Profesoară de engleză în Seine-Saint-Denis, mamă a trei copii pe care îi adoră, a reuşit să publice douăzeci de cărţi pentru tineri. Adoră să râdă, dar scrie cărţi triste. A primit premiul Enfantaisie în 2000 şi premiul Goya decouverte în 2003.
Toate cărţile mele au ca erou principal un copil sau un adolescent singur şi mai mult sau mai puţin nefericit, mânat de o pasiune sau de o forţă interioară, care îl va ajuta să progreseze, să se regăsească şi să se realizeze, să supravieţuiască, să trăiască. Holocaustul revine în multe dintre cărţile mele, explicit sau implicit. Muzica este de asemenea foarte prezentă, la fel ca dragostea de cuplu, dragostea între părinţi şi copii sau nefericirea adolescentină.
Bibliographie
§ Le chemin de fumée, Seuil Jeunesse (collection Fictions), 1998
réédité au Seuil, 2004
§ La danse interdite, Thierry Magnier, 2000, réédité en 2006
§ Viola Violon, Flammarion (Castor Poche senior), 2000
§ De Sacha à Macha, Flammarion (Castor Poche senior), 2001, écrit avec Yaël Hassan.
§ Fugue en mineure, Thierry Magnier, 2001
§ L’école des gâteaux, Casterman (8 et plus), 2001, réédité en 2006.
§ Le petit garçon étoile, illustrations d’Olivier Latyk, Casterman (album Duculot), 2001, réédité en 2003
§ Petit roman portable, Hachette, 2002, écrit avec Yaël Hassan
§ Je ne joue plus !, illustrations d’Olivier Latyk, Casterman (album Duculot), 2002
§ Gigi en Egypte, Casterman, 2003, réédité en 2006.
§ Le garçon qui aimait les bébés, Thierry Magnier, 2003, réédité en 2007
§ Moche, Flammarion, 2004 (Tribal). Réédité sous le titre Miralaide, Mirabelle, Flammarion, 2009
§ Dans la rue du bonheur, perdue, La Martinière, collection «Confessions», 2005
§ Pourquoi ça fait mal ?, Thierry Magnier, 2005, réédité en 2006
§ L’ombre, Bayard, 2005, écrit avec Yaël Hassan
§ La lumière de Bouchka, illustrations de Rémi Wyart, Sarbacane, 2006
§ Quand elle sera reine, 2008, Thierry Magnier
§ En vrai, 2008, Thierry Magnier
§ Un soir, j’ai divorcé de mes parents, Thierry Magnier, 2009
§ Non au désespoir : Mordechaï Anielewicz, Actes Sud Junior, 2010
Traduction en roumain
Betty Kirchmajer a traduit en roumain deux livres de Rachel Hausfater: le plus récent est “La danse interdite” et le précédent, il y a quelques années, “Le chemin de fumée”. Elle a reçu un prix de l’Union des écrivains pour la traduction de “La danse interdite”
Betty Kirchmajer-Donca
Betty Kirchmajer a tradus în limba română două dintre cărţile lui Rachel Hausfater, « Drumul de fum » şi « Dansul interzis », pentru cea din urmă primind Premiul Uniunii scriitorilor şi Premiul Jacquier 2010 din partea Centrului cultural francez Cluj.
Ouvrages à remarquer
- Dans la rue du bonheur, perdue, récit autobiographique (le mal-être de l’adolescence), pour adolescents, éditions de la Martinière (collection ” Confessions “), 2005.
- Pourquoi ça fait mal ?, roman (quand on aime, tout fait mal), pour adolescents, éditions Thierry Magnier, mai 2005.
- Le chemin de fumée, roman [le retour de camp de concentration d'une ado], pour adolescents, Seuil Jeunesse, juin 1998, réédité en 2004. Traduit en roumain !
- La danse interdite, roman [une histoire d'amour dans les années 30], pour adolescents, Thierry Magnier, mars 2000. Traduit en roumain !
- Le petit garçon étoile, album (un petit garçon juif pendant la Shoah), pour tous les âges, éditions Casterman (Duculot), 2001. Disponible à la médiathèque !
Extraits
Le chemin de fumée (Seuil)
… Vers moi se traîne un fantôme qui ressemble, un peu, à Papa. Lentement, péniblement, il vient vers moi, traversant toutes ces années d’absence (pourquoi es-tu parti ?) qui nous ont séparés (pourquoi m’as-tu abandonnée ?) (…) Il est tellement maigre qu’on lui voit toutes ses arêtes, comme un poisson crevé. Il porte un costume gris trop grand pour lui et qui flotte sur son corps d’allumette (ne prends pas feu ! ne te brise pas !), un costume uni, pourtant on voit ses rayures, en transparence. Mon Papa-zèbre…(…) …prends-moi encore la main pour me faire traverser, fais-moi les gros yeux, chasse les méchants. Même s’il est trop tard, puisque je suis déjà écrasée, punie, martyrisée.
L’Ecole des gâteaux (Casterman)
Sa maîtresse (…) lui reproche de ne s’intéresser à rien d’autre qu’à la nourriture ; mais rien n’est aussi intéressant ! Elle voudrait qu’il fasse autre chose que manger : mais il a faim ! Elle le gronde, et il en avale son bonbon de travers. Et reprend, laborieusement, sa lecture à haute voix.
(…) Après trois phrases sans queue ni tête, il lève les yeux vers la maîtresse pour voir si c’est bien. Mais la maîtresse, elle, lève les yeux au ciel. « C’est pas bien », pense Jacquot accablé.
- Tu as compris ce que tu viens de lire ? lui demande-t-elle sévèrement.
« Ah ! parce que, en plus, il faut comprendre ! Mais comprendre quoi ? » se demande Jacquot désespéré.